Retitled, Patrick Weidmann

Année : 2013
Illustrations : oui
Pages : 32
Texte : Régis Durand

Les préoccupations de Patrick Weidmann depuis trois décennies traversent différents médiums. Dès les années 80, ses peintures abstraites se jouent des références, elles privilégient des esthétiques hétérogènes, parfois à la limite de l’aberration. Si la photographie y tient déjà une place importante, elle est diluée dans un dispositif qui s’apparente à l’installation, ou plus prosaïquement à de l’assemblage. Objets industriels, cadres démesurés et posters de supermarchés côtoient un champ lexical sanitaire. C’est aussi le temps des courts-métrages. Certains se mesurent à la narration, d’autres s’obstinent à éconduire une sensualité décalée. Au début des années 90 la photographie s’impose, en même temps que l’écriture. Et c’est la fiction qui devient l’enjeu d’une entreprise singulière. Elle s’en prend directement aux capacités de l’illusion à générer du sens, elle traque ses failles et ses dérives, en active les impostures. En effet, les promesses de bonheur de la société consumériste sont asservies à une stratégie aussi virulente qu’énigmatique. Elle semble valider l’idée que la mort y joue un rôle capital. Les lieux de prédilections qui illustrent ce travail sont les galeries marchandes, les aéroports, les casses automobiles ou les casinos. Ils n’excluent en rien des décors montés de toutes pièces en atelier. Exempté de toutes hiérarchies, le fragment obtient du réel un genre de capitulation. Il est libre de circuler entre les signes, d’éreinter les métaphores, de briser le luxe ou la banalité, de s’encastrer aux abstractions, mais encore de stigmatiser la vanité des objets ou leur symbole social. Libre aussi de rejouer la violence violence impeccable d’un drame indivisible. Et c’est tout le mal qu’on lui souhaite, pourrait-on conclure. L’œuvre récente renforce le phénomène. Le déni du contexte rend difficile la mesure du temps, son emprise est vouée à une sorte de consubstantialité photogénique avec l’éphémère.

En Thulé froiduleuse

Année : 2013
Illustrations : oui
Pages : 16
Texte : Æsa Sigurjónsdóttir

Les artistes islandais présentés dans l’exposition En thulé froiduleuse, s’expriment dans ce no-man’s land indéfinissable, au croisement visuel entre littérature, performance et musique. Passant facilement d’une chose à l’autre, d’un médium à un autre, ils sont nomades dans leur travail comme dans leur façon de vivre : citoyens du monde, ils vivent à Berlin, Amsterdam ou bien Xiamen. Mais ils restent profondément liés à la ville portuaire de Reykjavik, qui sent le soufre des sources chaudes. L’exposition déroule différents récits qui circulent dans cet esprit insaisissable si caractéristique de la création contemporaine en Islande. Ainsi se dessinent de nouvelles formes narratives associant leurs propres histoires et donnant accès à un univers habité par une langue, sa pensée, ses peurs, et son sens de l'humour fantasque et décapant.

Avec des oeuvres de Kristleifur Björnsson, Sigurður Guðjónsson, Sigurður Guðmundsson, Ólöf Nordal.

CHARME, Clément Rodzielski

Année : 2013
Illustrations : Oui
Pages : 24
Texte : Non
Conception graphique : Aline Girard

Edité à l'occasion de l'exposition 10 Nouveaux A à la Maison d'Art Bernard Anthonioz, CHARME de Clément Rodzielski revient tout en la rejouant sur une nouvelle série d'oeuvres produites spécialement pour l'exposition. Comme toujours dans le travail de Clément Rodzielski, il est question d'allers-retours, d'interroger les conditions d'apparitions des images, l'ombre de leur reproduction, les détours de leur circulation.

La Fabrique des films

Année : 2012
Illustrations : OUI
Pages : 143
Auteurs : Jean Breschand pour La Fabrique des films

Alors que le cinéma s’expose régulièrement dans les musées depuis vingt ans en déclinant toutes formes de variations, cette exposition envisage de rendre visible le contretype des films. Comment Naît un film ? Quelle écriture, quelles images, quelles voix rendent compte du projet ? Quels documents produisent artistes et cinéastes pour se représenter leur travail, en suivre le chantier ? Mais aussi quelles sont les fausses pistes, les idées abandonnées, les collaborations impossibles ? Comment un film change t’il sans cesse d’aspect au cours de sa genèse.

En partenariat avec la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques, la Maison d’Art Bernard Anthonioz accueille dix-huit artistes et cinéastes de pointligneplan. Chacun revient sur sa pratique pour en élucider un des mouvements, ressaisissant un fragment de film passé ou à venir afin d’en révéler le cheminement, les traces et le devenir. Après plus de dix années d’un travail critique, d’édition et de diffusion de films au croisement du cinéma et de l’art contemporain, pointligneplan expose les chantiers du cinéma aujourd’hui.

Oiseau/hasard - 1ère monographie de Mimosa Echard

Année 2013
Illustration : OUI
Pages : 66

Pour sa première exposition, Mimosa Echard est invitée à créer une série de productions in situ, dans le cadre d’une résidence à la Maison d’art Bernard Anthonioz. L’ouvrage présente les photographies de ses expérimentations ; s’appropriant l’histoire du lieu, quelques détails de son anatomie, elle convoque par citation, entre autres choses, le parc, la maison bourgeoise, la peinture du XVIIIème…

Devant un champ obscur

Année : 2012
Illustrations : OUI
Pages : 84
Auteurs : texte de Charles-Arthur Boyer

Edité à l’occasion de l’exposition monographique de la photographe Corine Mercadier, l’ouvrage présente ses deux dernières séries inédites (2012) : Solo et Black Screen, précédées d’une introduction de Charles-Arthur Boyer. L’artiste, qui travaille depuis la disparition du Polaroid en numérique, met en scène personnages énigmatiques et objets au statut incertain, qui mènent le regardeur sur le chemin de la rêverie.

Publish it yourself! #2

Année : 2011
Illustrations : OUI
Pages : 22
Auteure : Laurence Vecten

Ce catalogue, au format journal, a été publié à l'occasion de PUBLISH IT YOURSELF#2, manifestation consacrée aux livres de photographies auto-publiés, à Nogent sur Marne du 9 au 11 septembre 2011.

La commissaire, Laurence Vecten, y proposait une sélection internationale des livres présentés dans le catalogue. Cette deuxième édition met l’accent
sur le travail du duo d’artistes britanniques
Preston is my Paris.        

Le Secret des anneaux de Saturne

  • Année : 2011
  • Illustrations : OUI
  • Pages : 142
  • Auteurs : Fréderic Teschner, Yann Chateigné Tytelman, Pierre-Yves Cachard, Pierre Jorge Gonzalez, Etienne Bernard.

Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition Le Secret des anneaux de Saturne, projet de Frédéric Teschner à la Maison d'art Bernard Anthonioz, Nogent sur Marne, du 8 septembre au 23 octobre 2011.

Le design est-il un outil critique? Qu'est ce qu'une pratique graphique contemporaine? Le design peut-il s'affranchir de la commande?

Ces trois interrogations fondent la recherche engagée de longue date par le graphiste Frédéric Teschner quant à la valeur d'usage du graphisme dans le champ de l'art et de son exposition.

Jamais le même fleuve

Année : 2011
Illustrations : OUI
Pages : 88
Auteur : Gerard Alaux  

Entre le 2006 et le 2010, la Maison d'art Bernard Anthonioz a successivement exposé les collections photographiques de Michèle et Michel Auer, Isabelle Darrigrand, Freddy Denaës et Madeleine Millot-Durrenberger. Jamais le même fleuve revient sur ces collections, y pose un regard neuf, les croise et les confronte, orchestrant des allers-retours entre paysage intérieur ou extérieur. Accidents et chaos, ruines et fabriques, labyrinthes ou détours, monuments naturels, peuples de statues, désert aussi, recomposent ainsi une nouvelle collection,
une collection des collections.      

Publish it yourself !

Année 2010
Illustrations : OUI
Pages : 26
Auteurs : Laurence Vecten, Gérard Alaux,
Harvey Benge, Stephen Gill, Andrew Phelps, Sebastian Arthur Hau, Dieter Neubert

Ce catalogue, édité à l’occasion de PUBLISH IT YOURSELF, contient les vues des livres de photographies auto-publiés présentés à la Maison d’art Bernard Anthoniz les 11 et 12 septembre 2010. L’ensemble est accompagné d’un livret de textes développant la démarche de l’auto-publication, ainsi qu’un index des ouvrages classés par artistes.  

Le Chat de Barcelone - Photos nouvelles, carte blanche à André S. Labarthe et Anne-Lise Broyer

Année : 2010
Illustrations : OUI
Pages : 28
Auteurs : André S. Labarthe,
Anne-Lise Broyer et collectif

"Le chat de Barcelone. Je le repère en 1982 sur la chaussée d’un faubourg de Barcelone. Il est à demi enseveli dans la poussière. Je le pousse du bout du pied et l’observe. L’état de sa fourrure témoigne qu’il a séjourné de longs mois dans la fange après avoir été écrasé par un camion. Je le prends entre deux doigts et l’examine de plus près. Il est sec, plat, démonstratif : il ressemble à une photographie. Ou, plutôt, à deux photographies qui auraient été tirées dos à dos sur le même support et représenteraient le recto et le verso d’un même objet : un chat. 28 ans plus tard…"

André S.Labarthe

Là où nous sommes

Année : 2010
Illustrations : OUI
Pages : 44
Auteur : Régis Durand

Accompagnant l’exposition Là où nous sommes, ce livre propose un choix parmi la collection Neuflize Vie. En trois ensembles : "Lignées", "Le monde que nous habitons" et "Mémentos", une promenade dans les acquisitions récentes, pour l’essentiel, d’une collection d’entreprise qui s’est donnée dès le départ comme principal centre d’intérêt la figure humaine. Le portrait, bien sûr, mais aussi le corps, les postures des hommes dans le monde qu’ils habitent, la manière dont ils l’habitent, précisément. 

ALCHEMY BOX

Année : 2010
Illustrations : OUI
Pages : 48
Auteurs : Xavier Franceschi & Christophe Gallois

En s’adressant à des procédures qui relèvent par exemple de l’illogisme, de la constellation, du déplacement ou de l’aléatoire, Alchemy Box fait l’hypothèse d’une approche du montage qui contournerait les formes conventionnelles de construction narrative pour explorer d’autres modes d’apparition du sens.
Appréhendé dans son registre le plus large, recoupant notamment les champs du film, de la photographie, du collage et de l’installation, le montage dont il est ici question se caractérise par une certaine indétermination, n’ayant pour autre visée que de laisser prendre «l’alchimie» entre les éléments qu’il convoque, une certaine alchimie du sens.

La main numérique

Année 2010
Illustrations : OUI
Pages : 44
Auteur : Dominique Païni

Envisageant une exposition de travaux d’artistes à la frontière du dessin, et de l’animation filmée, Dominique Païni axe ses choix sur la coexistence de travaux plastiques « faits à la main » et « à la machine ».

Cette main numérique suggère que des artistes filment quand ils dessinent, dessinent quand ils filment… Mais plus essentiellement, que dessiner/peindre ET filmer constituent une même pratique contemporaine. Et si la finalité du jeu préside à tous les travaux présentés ici, c’est l’adéquation de cet exercice simultané du dessin et du film,
de la peinture et de l’enregistrement numérique,
qui transparaît pour aider à cette
soutenable pesanteur de l’être.

Ex nugis seria

Année 2009
Illustrations : OUI
Pages : 120
Auteurs : Régis Durand & Freddy Denaës

Qu’est-ce qu’une collection ? Un amas, un secret, un art de vivre, une maladie, une douce folie, une passion, un passe-temps ? Un tout fait de petits riens ? Qu’est-ce qu’un collectionneur ? Celui qui amasse au fil des ans et des voyages, ici des photos comme d’autres, des papillons, des cailloux, des tableaux ?
Ici la collection s’appelle Ex nugis seria, un nom latin pour une collection du monde entier, que ce livre visite au fil d’une promenade.