L'archipel du funambule, Danièle Gibrat

5 juin - 30 août
Vernissage le 4 juin

D’un certain point de vue, la frontière entre dessin et photographie se teinte de flou, car, chacun à sa façon, a un pied dans le réel et l’autre dans la fiction. C’est sur ce fil, qui à la fois les sépare et les réunit, que se tient depuis plusieurs années le travail de Danièle Gibrat. Le long du mur qui abrite des regards la Maison d’Art Bernard Anthonioz, elle a envisagé un parcours qui «ouvrirait» vers le parc : sur les grilles, l’expérience cinétique de grands dessins, comme un clin d’œil aux clichés de verres de Corot, et sur le mur, là où d’ordinaire le regard du passant bute, des collages mêlant photo et dessin. Avec la volonté de rendre tangibles les conditions de l’apparition des images et de montrer qu’imaginaire et subjectivité habitent notre vision, comme autant d’interprétations d’un paysage souvent ignoré du promeneur.