PAYSAGES ELEMENTAIRES

Julie Ganzin
16 janvier — 1 mars 2009

Les Paysages élémentaires ne sont pas « miniaturisés », ni « stylisés », mais focalisés sur la représentation d’un des quatre éléments (la terre, l’eau, l’air et le feu). Ces paysages peuvent décrire un élément, tout autant que l’élément désigné sera le vecteur de notre perception du paysage, en ce lieu donné. Pour nourrir le jeu avec les mots, on peut dire que ce sont des paysages « réduits » à une perception élémentaire.

L’élément mis en exergue est lié à une activité humaine, nous y renvoie ou permet d’en détecter la trace (l’eau et les pompes à eau de la plaine du Pô, le feu et les départs de feu en bord de route en Campanie ou en Sicile, la terre travaillée des cultures intensives et des pépinières industrielles, les champs d’éoliennes, etc.). Les règles du jeu sont communes aux différentes zones géographiques parcourues. Et si ces règles de conduite permettent d’offrir une « lecture » du paysage dans l’entrelacement de ses différentes composantes, c’est aussi en se jouant de la dimension purement illustrative, voire académique, attachée à cette thématique.

Les associations en diptyque mettent en tension les images dans une feinte confrontation entre les éléments. Le projet découvre le paysage que nous sommes en mesure d’appréhender au quotidien dans l’intrication entre activités humaines et réalités naturelles. Les Paysages élémentaires donnent à voir localement ce que les acteurs du territoire « fabriquent ». Il se peut aussi qu’ils laissent parfois entrevoir le visage d’un paysage « politique » produit par des décisions et des mécanismes qui nous échappent.