Déballage

Blanca Casas Brullet
19 janvier — 4 mars 2012

Pour Blanca Casas Brullet, les échecs comme les réussites sont souvent le fruit du mélange du hasard et de la méthode, une mise en tension entre l'inattendu et le contrôlé.

Si l’image est faite tout autant de ce que l’on montre que de ce que l’on écarte et se situe hors- cadre, si dans la composition il y a toujours une marge qui délimite ce qui fait image et ce qui ne le fait pas, Blanca Casas Brullet essaye dans certaines de ses propositions de rendre cette marge plus perméable afin de nous laisser entrevoir le hors-champ des coulisses.

Ouvrir ses bagages

Blanca Casas Brullet nous propose un parcours qui traverse tout d’abord un espace atelier pour le faire entrer ensuite en dialogue avec certains travaux plus anciens (pas ou peu vus en Île-de- France) et de toutes nouvelles propositions. À leur manière, les œuvres de Blanca Casas Brullet, questionnent, chacune dans leurs décalages et leurs traductions, la généalogie et le processus de création. C’est pour cela que d’abord, il s’agira de l’atelier, de la table, de la page, comme autant d’espaces physiques et mentaux, métaphores du travail de création, espaces d’ouverture vers l’image.

Recherche, transformation, accident, trouvaille, erreur.

Puis, l’exposition rassemble une série de propositions qui s’attardent sur la création d’une image et ce moment fragile où elle est là mais pas encore consolidée, et les fait résonner avec des travaux questionnant aussi le lieu de l’image et de sa fabrication mais à partir de différents points de départ : la langue et la métaphore, la marge et la composition.

Malgré une apparente distance formelle entre les différentes propositions, l’exposition rend visibles les liens et tisse des associations entre des travaux éloignés tant dans leur résolution formelle que dans le moment de leur conception.